Recyclage : from Sao Paulo to Krasnoyarsk

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Recycle Art Festival, Urban Change Talk… September was under the banner of sustainable development. Of course, Interra was of the party.

The 3d and 4th September, the artistic recycling festival attracted players from Romania and Portugal. The event was held at Yunnatov park, a place that I did not know, even though it is close to my flat. I plan to return there one of these days. This weekend, there was a time for the reuse of materials. Artists have made a giant chess set from waste. Interra invited people to bring their jeans tips to make pouches bearing the image of Interra. Irina and Elena had brought the sewing machine !

Recycling is not very developed in Krasnoyarsk. There are recycling points in some places, but they are too scattered and the residents do not take the time to go there to recycle their waste. Furthermore, recycling is not anchored in mentalities. However, Krasnoyarsk excels in the art of using old tires to beautify public places. Cut, bent or painted, they just tuck flowers or metamorphose into swans or snakes.

In France, even if all families do not sort, we have a special bin for recyclable waste. Sorting rules can vary from one region to another because they depend on recycling equipment. But France is touched by the waste treatment problem, especially as companies continue to use sometimes unnecessary packaging. But we should keep in mind that in the end, household waste weigh little compared to professional waste, including the construction (building, civil engineering) and agriculture.

The catadores, those unknown heroes

Then, from December 8th to 12th, the program Actors of urban change of the German foundation Robert Bosch Stiftung and MitOst Association gathered in Krasnoyarsk participants from all over Europe to have a reflexion about sustainable development and the improvement of Krasnoyarsk.

Let’s move away from Russia to Brazil. São Paulo – Krasnoyarsk, it is only one step, isn’t it ? The Brazilian street artist Mundano was in Krasnoyarsk to present his approach during the Urban Exchange Talk. As the project was supported by Interra, I had the chance to attend the conference in the cultural space Kamenka, on the right bank of the Yenisei River. I discovered the existence of people I had never heard of: the catadores. In Brazil, they recover the waste in the street to make objects and sell them. While these little hands recycle 90% of the recycled waste, they are not recognized as they should be. In São Paulo like in Paris, the most useful jobs are not necessarily the best recognized… By painting on their carts (named carroças), Mundano and his friends of the Pimp my carroça movement have made them visible in the street, but also in the media and on social networks. There are catadores in several countries, such as Argentina, Chile, Bolivia, South Africa, Turkey, and even United States or Japan.

Now, the organization is open to the world: since the creation of Pimpx, volunteers around the world can join. There are more than 20 million catadores worldwide. So Mundano challenges us: « Recognize the catadores and other invisible superhero of your city. »

Entre le Recycle Art Festival et le Urban Change Talk, le mois de septembre 2016 était placé sous le signe du développement durable. Bien sûr, Interra était de la partie.

Du 8 au 12 septembre, le programme « Acteurs du changement urbain » de la fondation allemande Robert Bosch Stiftung et de l’association MitOst réunissait à Krasnoïarsk des participants venus de toute l’Europe. Au programme : développement durable et réflexion autour de l’amélioration de la ville.

Déjà, les 3 and 4 septembre, le festival du recyclage artistique attirait des acteurs venus de Roumanie et du Portugal. L’événement a eu lieu au parc Yunnatov, un lieu que je découvrais, d’ailleurs, alors qu’il est à deux pas de chez moi. J’y retournerai, un de ces quatre. Ce week-end-là, l’heure était à la réutilisation des matériaux. Des artistes ont réalisé un jeu d’échecs géant à partir de déchets. Toujours dans la logique du recyclage, Interra a invité les gens à amener leurs bouts de jeans pour en faire des pochettes à l’effigie d’Interra. La grande classe ! Irina et Elena avaient amené la machine à coudre.

Le recyclage n’est pas très développé à Krasnoïarsk. On trouve des points de recyclage en quelques endroits, mais ils sont trop dispersés pour que les habitants prennent le temps de s’y rendre pour recycler leurs déchets. De plus, le recyclage n’est pas ancré dans les mentalités. En revanche, à Krasnoïarsk, on excelle dans l’art d’utiliser les vieux pneus pour embellir les lieux publics. Découpés, tordus ou peints, ils viennent border les fleurs ou se métamorphosent en cygnes ou en serpents.

En France, même si toutes les familles ne trient pas, on a une poubelle spéciale pour les déchets recyclables. Les règles de tri peuvent varier d’une région à l’autre car elles dépendent des équipements de recyclage. Mais la France n’est pas pour autant épargnée par le problème du traitement des déchets, d’autant plus que les entreprises continuent d’utiliser des emballages parfois superflus. Gardons à l’esprit qu’au final, les déchets des ménages pèsent peu par rapport aux déchets professionnels, notamment ceux du BTP (bâtiment, travaux publics) et de l’agriculture.

Les catadores, ces héros invisibles

Nous nous éloignons un peu de la Russie pour nous rendre au Brésil. De São Paulo à Krasnoïarsk, il n’y a qu’un pas. L’artiste de rue brésilien Mundano l’a franchi, si bien que le 9 septembre 2016, il présentait sa démarche à l’Urban Change Talk à l’espace culturel Kamenka, dans un bâtiment chargé d’histoire sur la rive droite. Comme le projet était soutenu par Interra, j’ai eu la chance d’assister à la conférence. J’y ai découvert l’existence de personnes dont je n’avais jamais entendu parler : les catadores. Au Brésil, ils récupèrent les déchets dans la rue pour en faire des objets et les revendre. Alors que ces petites mains recyclent 90 % des déchets qui sont recyclés, ils ne sont pas reconnus. À São Paulo comme à Paris, ce ne sont pas forcément les métiers les plus utiles qui sont les plus prestigieux…

Avec le mouvement Pimp my carroça, Mundano a eu l’idée folle de peindre sur leurs chariots pour leur donner une visibilité dans la rue comme dans les médias et la place qu’ils méritent. On trouve des catadores dans d’autres pays comme l’Argentine, le Chili, la Bolivie, l’Afrique du Sud, la Turquie, et même les États-Unis ou le Japon. Alors Pimp my carroça s’est ouvert sur le monde en créant Pimpx, que les volontaires de divers coins du globe peuvent rejoindre. Il y a plus de 20 millions de catadores dans le monde. Alors Mundano nous lance un défi : « Reconnaissez les catadores et autres super-héros invisibles de votre ville. »

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