New year on Lake Baikal

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What better way to celebrate the New Year in a place as mythical as Lake Baikal? A group of friends from Krasnoyarsk, St. Petersburg or Tomsk have done it, and I was with them! The journey started at Krasnoyarsk station, where a good part of the group met at around 2 pm. 2 pm, Krasnoyarsk time: in Russia, the time shown on the tickets and on the station clock is that of Moscow. Thirty minutes later, the train departed for twenty hours of travel through the plateaus and forests of Siberia. In Irkutsk, the journey was not over. We still had four hours traveling by minibus to reach the lodging where we would stay for a few days. We did not wait to use the guitar: in the minibus, we started to sing French and Russian songs. For the rest of the stay, the songs were never ever far away.

Cars on the lake

On the shores of Lake Baikal, Men have built nice wooden houses. Tourist facilities have also flourished, like this small tourist camp in which we stayed, with its lodgings, its canteen, its swings, its swimming pool unused in winter… Under the surface of the lake, the ice blocks clashing remind us where we are: “Boum. Boum.” From the shore, you can hear the distant sound of their fierce fighting. You can also hear this sound by sticking your ear against the frozen surface of the lake, as I did with Natalia and Sasha as we crossed the Baikal back from the mountain. Every day, the landscape has a new face. Overnight, the ice can take possession of a portion of the lake. From time to time, we can see holes made by fishermen and already partially closed by ice. At this point, the ice is so thick that it is possible to walk. We even saw cars on the lake. You can also ice skate. We had the pleasure of slipping on this natural rink which is partially covered with snow. On the other hand, it is better not to venture into places where the ice is thinner.

December 31

Our wooden house was located in a dreamy place. From the window of our bedroom, we could admire the lake and the white mountains that stood out on the horizon. Outside, the landscape was beautiful. Inside, it was not bad either. Here reigned good humor and friendship around a good meal, a glass of Cognac The Irony of Fate, a 1975 Soviet romantic comedy aired each year for the New Year. On December 31, we celebrated 2017 as it should be. We toasted twice for the passage to the new year: at Irkutsk time and at Krasnoyarsk time. But we were too tired to toast at French hour. At midnight, therefore, the voices were made more discreet to let Vladimir Putin present his traditional vows. After that, we sang in chorus the Russian national anthem, so that we did not even hear the original version broadcast on TV. At the time, the scene seemed interesting to me, since in France, we do not sing The Marseillaise in the New Year. But I learned later that in Russia either, it is not traditional.

Bania

At Lake Baikal, I lived a real Russian tradition for the second time: bania. In a closed room, the fireplace and the steam released by the water poured on burning stones raise the temperature up to 110 ° C. It is hot. And swimming in the pool, just after, is cold. But then, the honey alcohol and conversations with friends were there to warm us up.

                       Lake Baikal.

 

Quoi de mieux que de fêter le nouvel an dans un lieu aussi mythique que le lac Baïkal ? C’est ce qu’ont fait une bande d’amis venus de Krasnoyarsk, Saint-Pétersbourg ou de Tomsk. Et j’étais de la partie !

Le voyage commençait à la gare de Krasnoïarsk, où une bonne partie du groupe s’est retrouvée vers 14 h. 14 h, heure de Krasnoïarsk. Je précise, car en Russie, l’heure indiquée sur les billets et sur l’horloge des gares est celle de Moscou. Une trentaine de minutes plus tard, le train partait pour vingt heures de voyage à travers les plateaux et forêts de Sibérie. À Irkoutsk, le périple n’était pas terminé. Il nous restait quatre heures de route en minibus pour rejoindre le gîte où nous séjournerions quelques jours. Nous n’avons pas attendu d’être arrivés pour sortir la guitare. Déjà, dans le minibus, des chansons françaises et russes se faisait entendre. Pour la suite du séjour, les chants ne seraient jamais loin.

Des voitures sur le lac

Sur les berges du lac Baïkal, les hommes ont installé de jolies maisons en bois. Les équipements touristiques ont fleuri, eux aussi, comme ce petit camp touristique dans lequel nous séjournions, avec ses gîtes, sa cantine, ses balançoires, sa piscine inutilisée en hiver… Mais sous la surface du lac, les blocs de glace s’entrechoquant nous rappellent où nous sommes : « Boum. Boum. » Depuis la rive, on entend le son lointain de leurs combats acharnés. Ce son, on peut aussi l’écouter en collant son oreille contre la surface gelée du lac, comme je l’ai fait avec Natalia et Sasha alors que nous traversions le Baïkal en revenant de la montagne. Chaque jour, le paysage prend un nouveau visage. Du jour au lendemain, la glace peut prendre possession d’une portion du lac.

De temps en temps, on peut voir des trous faits par les pêcheurs et déjà partiellement refermés par la glace. À cet endroit, la glace est si épaisse qu’il est possible de marcher. Nous avons même vu des voitures rouler à tout berzingue. On peut aussi faire du patin à glace. Et on ne s’est pas privés du plaisir de glisser sur cette patinoire naturelle et partiellement recouverte de neige. Par contre, mieux vaut ne pas s’aventurer dans des endroits où la glace est plus fine. Il y en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes, comme dirait l’autre.

31 Décembre

Notre maison de bois était située dans un lieu de rêve. Depuis la fenêtre de la chambre, je pouvais admirer le lac et les montagnes blanches qui se découpaient sur l’horizon. Si, à l’extérieur, le paysage était magnifique, à l’intérieur, ça n’était pas mal non plus. Ici régnait la bonne humeur et l’amitié autour d’un bon repas, d’un verre de Cognac ou devant L’Ironie du sort, une comédie soviétique de 1975 diffusée chaque année pour le Réveillon.

Le 31 décembre, on a mis les petits plats dans les grands pour fêter 2017 comme il se doit. Et on a trinqué deux fois pour le passage à la nouvelle année : à heure d’Irkoutsk et à heure de Krasnoïarsk. Par contre, on était trop fatigués pour trinquer à l’heure française. À minuit, donc, les voix se sont faites plus discrètes pour laisser le président Poutine présenter ses traditionnels vœux. Après quoi, toujours prompts à chanter, nous avons entonné en chœur l’hymne national russe, si bien qu’on n’entendait même plus l’original diffusé à la télé. Sur le coup, la scène m’a paru intéressante, puisqu’en France, on ne chante pas la Marseillaise au nouvel an. Mais j’ai appris plus tard qu’en Russie non plus, ce n’est pas la tradition.

110 °C

C’est au lac Baïkal que j’ai vécu une réelle tradition russe pour la deuxième fois : le bania. Dans une pièce fermée, le foyer et la vapeur dégagée par l’eau versée sur des pierres brûlantes font monter la température jusqu’à 110°C. Oui, c’est chaud. Et la baignade dans le bassin, juste après, c’est froid. Mais ensuite, l’alcool de miel et les conversations entre amis étaient là pour nous réchauffer.

Irkoutsk.

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