Tango in Siberia

DSCN7178When Argentine sun and Siberian snow meet, the result is great. This spring – yes, yes, we sank in six centimetres of snow when we ventured a bit in nature, but still, it was spring, Natalia taught the tango far from his country of origin, in a village lost in the depths of South Siberia. It is here, in Petropavlovka, that the organization Grüner Grashalm eV. stays and where adventurers from different countries get to know each other, make friends and share moments with the people of the village. In April 2017, the tango was in the spotlight.

The philosophy of tango

Tango is much more than steps to learn. There is a philosophy of tango. The code has its logic. “It is the space between the two dancers that creates the dance” says Natalia, the tango teacher from Argentina. Far from clichés, the tango must be a feast and a meeting. The meeting… This is the link between tango’s and Grüner Grashalm e.V.’s projects. With participants from Russia, Germany, Ukraine, France and Argentina, tango takes on its full meaning and becomes a place of intercultural exchange. Another dialogue is created when the participants perform gymnastic and dance with the children of Petropavlovka or practice folk dances with the inhabitants during the milonga in the village of Sharomshanka and in Krasnoyarsk.

Discover the power of your body

Natalia returns to the fundamentals (like relearning to walk) with simple tools. Tango has many virtues: “It develops self-confidence. You discover the power of your body by realizing that you are able to stand”, Natalia says. The exercises are sometimes far from what we could expect. We learn the steps, of course, but Natalia proposes exercises much more surprising to make us feel and understand tango. An example: the students tell about a route they have done many times (from school to home, for example) and a story. Then, each one must create a new narrative from the other’s stories. A metaphor of the tango, which can not be danced without taking the others into account.

“I was like a wild horse”

Philipp, from Rostolk (Germany), had never danced tango. “Natalia teaches step by step, which gives the impression to progress, he testifies. Now I feel more comfortable. I remember the first time. I never led anybody, I was like a wild horse.” Philipp had already participated in the project in February 2016. When he heard of another project through a friend, he said “Oh! I want to participate!”.

Before coming to Petropavlovka, some of the participants spent a week in Germany for the first part of the project. In the village of Faren (near Hamburg), they learned how to link different disciplines, even though, as the weather was not favorable, the climb initially planned was not finally possible. Really, the tango has something in common with climbing or acro-yoga. In all three disciplines, the center of gravity is of fundamental importance. In another project, Natalia worked with the martial arts. This is not a reason to give a right hook to your partner!

For many, the project was only an opportunity to discover the tango (which is already a lot), for others, the courses bring them a plus in their professional career. This is the case of the French girls (my dear compatriots!), who study performing arts and circus. Malaury says that the courses have brought her a lot. She has not only learned the technical bases of the tango, that she did not dance before, but also the guidance (how to guide her partner), useful for other couples dances.From Germany to Japan

From Germany to Japan

Others participants were simply stopping in Petropavlovka. René and Yannick, who came from a village near Frankfort, appreciate “the energy that emanates from this place. It’s really intense.” For these adventurers, Petropavlovka is a stage of the journey that leads them from Germany to Japan. They hitchhike to Berlin, then travel to Riga (Latvia) by bus and take the train to Moscow. “We will go to Japan by train and travel Japan from north to south. We will return to Taiwan, Vietnam, Cambodia, Burma and Thailand”, René says. After Petropavlovka, the journey continues.

Although the objectives of each one could be different, all the participants have one thing in common: they left the place with an unforgettable memory of their stay. As for me, I returned to Krasnoyarsk, then to France. But I may one day see again to the wooden houses of Petropavlovka…

 

 

Faire du tango en Sibérie

Quand le soleil argentin et la neige de Sibérie se rencontrent, le résultat vaut le coup. Ce printemps – oui, oui, on s’enfonçait dans soixante centimètres de neige quand on s’aventurait un peu dans la nature, mais c’était quand même le printemps, Natalia enseignait le tango loin de son pays d’origine, dans un village perdu au fin fond de la Sibérie du Sud. C’est ici, à Petropavlovka, que l’organisation Grüner Grashalm e.V. organise des séjours où des aventuriers de différents pays font connaissance, se lient d’amitié et partagent des moments avec les gens du village. En avril 2017, c’est donc le tango qui était à l’honneur.

La philosophie du tango

Le tango, c’est bien plus que des pas à apprendre. Il y a une philosophie du tango. Le code a une logique. « C’est l’espace entre les deux personnes qui crée la danse », explique Natalia, la professeur de tango venue d’Argentine. Loin des clichés, le tango doit être une fête et une rencontre. La rencontre. C’est là que se rejoignent la danse et le projet de Grüner Grashalm e.V.

Avec des participants venus d’Allemagne, d’Ukraine, d’Argentine, et des locaux, le tango prend tout son sens et devient un lieu d’échange interculturel. Un autre dialogue se crée quand les participants font de la gym et dansent avec les enfants de Petropavlovka ou pratiquent des danses folkloriques avec les habitants lors de la milonga au village de Sharomshanka et à Krasnoïarsk.

Découvre la puissance de ton corps

Natalia revient sur les fondamentaux (comme réapprendre à marcher) avec des outils simples. Le tango a bien des vertus : « Il développe la confiance en soi. Tu découvres la puissance de ton corps en prenant conscience que tu es capable de te tenir debout », explique Natalia. Les exercices sont parfois éloignés de ce que à quoi je m’attendais. On apprend les pas, certes, mais Natalia a dans son sac des exercices bien plus surprenants pour nous faire sentir et comprendre le tango. Un exemple : les élèves se racontent un parcours qu’ils ont fait de nombreuses fois (maison-école, par exemple) et une histoire. Ensuite, chacun doit créer un nouveau récit à partir des histoires entendues. Une métaphore du tango, qui ne peut se danser sans prendre en compte les autres.

« J’étais comme un cheval sauvage »

Philipp, de Rostolk (Allemagne) n’avait jamais dansé le tango. « Natalia enseigne pas à pas, ce qui donne l’impression de progresser, témoigne-t-il. Maintenant, je me sens plus à l’aise. Je me rappelle la première fois. Je ne menais jamais personne, j’étais comme un cheval sauvage. » Philipp avait déjà participé au projet en février 2016. Quand il a eu vent d’un autre projet par l’intermédiaire d’un ami, il a dit « Oh ! Je veux participer ! »

Avant de venir à Petropavlovka, une partie des participants a passé une semaine en Allemagne pour la première partie du projet. Dans le village de Faren (près de Hambourg), ils ont appris à faire le lien entre différentes disciplines, même si, le temps n’étant pas propice, l’escalade initialement prévue n’a finalement pas pu se faire. Eh oui, le tango a des points communs avec l’escalade ou l’acro-yoga. Dans les trois disciplines, le centre de gravité a une importance fondamentale. Dans un autre projet, Natalia a d’ailleurs travaillé avec les arts martiaux. Ce n’est pas une raison pour donner un crochet du droit à votre partenaire !

Pour beaucoup, le projet n’était qu’une occasion de découvrir le tango (ce qui est déjà beaucoup), pour d’autres, les cours leur apportent un plus dans leur parcours professionnel. C’est le cas des Françaises (mes chères compatriotes !), étudiantes en arts du spectacle et du cirque. Malaury confie que les cours lui ont apporté beaucoup. Elle y a non seulement appris les bases techniques du tango, qu’elle ne dansait pas avant, mais aussi le guidage (comment guider son partenaire), utile pour d’autres danses en couple.

De l’Allemagne au Japon

D’autres faisaient simplement escale à Petropavlovka. C’est le cas de René et de Yannick, venus d’un village près de Frankfort. René apprécie « l’énergie qui émane de ce lieu. C’est vraiment intense. » Pour ces aventuriers, Petropavlovka est une étape du voyage qui les mène de l’Allemagne au Japon. Ils ont fait de l’auto-stop jusqu’à Berlin, avant de se rendre à Riga (Lettonie) en bus et de prendre le train pour Moscou. « Nous irons au Japon en train et parcourrons le Japon du nord au Sud. Nous reviendrons par Taïwan, le Vietnam, le Cambodge, la Birmanie et la Thaïlande », prévoit René. Eh oui, après Petropavlovka, le voyage continue.

Si les objectifs de chacun pouvaient être différents, tous les participants ont un point commun : ils sont repartis avec un souvenir inoubliable de leur séjour. Quant à moi, je suis rentré à Krasnoïarsk, puis en France. Mais je retournerais bien un jour dans les maisons de bois de Petropavlovka.

 

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